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Articles avec #biblio catégorie

2020-09-23T20:46:14+02:00

"Je ne serais pas arrivée là si..."

Publié par Delphine Basson Psychologue
"Je ne serais pas arrivée là si..."

Respect Madame.! 

Quelle vie ! 

Quelle femme ! 

Quelle artiste ! 

Y a t-il des petits oiseaux et des petits poissons au Paradis ? 

Dans son recueil "Je ne serais pas arrivée là si...", Annick Cojean, journaliste, grand reporter au Monde nous livre le destin de 27 femmes plus merveilleuses les unes que les autres qui ont su exister dans notre société "où les règles sont forgées par les hommes"(cit. Annick Cojean).

J'ai extrait l'histoire de quelques femmes que j'admire ou que j'ai découvertes dans ce livre. De beaux exemples de résilience !!! Juste pour nous faire prendre conscience que la vie peut mal commencer, être terrible, puis s'illuminer grâce à l'amour et à de belles rencontres. Un livre à lire pour découvrir l'histoire de ces 27 femmes mais aussi pour s'interroger sur son propre destin.

Patti Smith, chanteuse

"Je ne serais pas arrivée là s'il n'y avait eu la détermination de ma mère à me mettre au monde et me maintenir en vie. J'étais tellement malade[...] Je n'ai donc depuis jamais fait de choses stupides qui puissent me mettre en danger, ni connu le moindre problème avec l'alcool ou la drogue[...] J'ai toujours fait de mon mieux pour préserver cette vie si précieuse qu'ils m'avaient donnée."

Christiane Taubira, femme militante politique

"Je ne serais pas arrivée là s'il n'y avait eu ce rire tonitruant de ma maman. Ce rire qui révèlait une joie invincible."

Claudia Cardinale, comédienne

"Je ne serais pas arrivée là si la naissance de mon petit garçon, à la suite d'un viol, ne m'avait poussée à m'engager dans le cinéma pour gagner ma vie et être indépendante."

Hélène Grimaud, pianiste

"Je ne serais pas arrivée là si... je n'avais pas été constamment portée par l'amour inconditionnel de mes parents.C'est crucial pour avoir confiance en soi, développer son potentiel et ressentir l'espoir. [...] J'ai la chance de les avoir encore tous les deux. Et cet amour continue de me porter comme il le fera après leur départ. Parce que ce qu'ils m'ont donné est tellement fort que ça porte au-delà de la vie et de la mort."

Juliette Gréco, chanteuse

"Je ne serais pas arrivée là si...si on ne m'avait pas aimée. [...] Ma mère n'a fait que me mettre au monde. [...] Elle ne m'aimait pas. Elle m'a dit un jour que j'étais le fruit d'un viol. [...] Je n'étais qu'un mauvais souvenir. [...] Mais je l'ai aimée. Maintenant, non, je la comprends, je la respecte,mais je ne l'aime plus. Puis des gens peu ordinaires se sont vite trouvés sur mon chemin. Oui, j'ai été aimée beaucoup, beaucoup, étrangement."

Virginie Despentes, écrivaine, réalisatrice

"Je ne serais pas arrivée là si... je n'avais pas arrêter de boire à 30 ans. [...] La première fois, j'avais 12 ans... et je suis tombée amoureuse de l'alcool, vraiment amoureuse. " 

Et vous ? Si vous deviez compléter cette phrase "je ne serais pas arrivée là si..." que diriez-vous ? Voici un Mémo psycho qui reprend la quatrième couverture du livre à imprimer pour vous aider dans votre réflexion.

"Je ne serais pas arrivée là si..."

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2020-07-25T11:54:34+02:00

Encore une danse

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

Je viens de lire un "vieux" Katherine Pancol récupéré dans une boite à livres : "vieux" car d'occasion, publié en 1998, les personnages du livre font leurs achats en francs... J'adore l'idée de ces boites à livres. Il faut fouiller pour éventuellement trouver un bon bouquin parfois une perle parmi les séries Arlequin, Molière et autres romans étudiés au collège ou encore livres mystiques et sectaires qui font passer des messages à une population perdue et naïve (tous les moyens sont bons...!)

Bref... Quand j'ai vu Katherine Pancol, j'ai pris car c'est un auteur que j'aime bien et ma tendance est de lire tout le registre d'un auteur quand j'en trouve un sympa comme si j'étais accrochée à son hameçon ! Je n'ai pas été déçue. Nous suivons Clara, entourée de son frère et de ses amies : une tranche de vie, une fille tourmentée, envahie de doutes et de fortes émotions, une belle amitié construite dès l'adolescence qui aujourd'hui doit faire face à une problématique lourde. Ces belles relations seront-elles assez solides ?

J'ai bien aimé. Le livre se lit vite, plutôt destiné aux filles qui ont besoin de se reposer sur un transat. Ça tombe bien, c'est la période !

 

 

Je vous extrais une tirade du livre qui fait réfléchir. Joséphine a l'habitude d'écrire à mon amie Clara. Là, elle lui raconte que sa fille Julie est invitée à l'anniversaire de Laetitia, sa meilleure amie qu'elle n'a pas vue depuis un an suite à son déménagement. Or, malgré le fait d'être ravie et toute excitée à l'annonce de la fête d’anniversaire, Julie, la petite fille, préfère décliner l'invitation par peur d'avoir de la peine après. Voici ce que Joséphine écrit alors :

"Je ne peux pas te dire à quel point j'étais bouleversée : ma fille s'économise le sentiment. A huit ans ! Elle gère son capital affectif comme... sa mère."

 

Intéressant, non ? Ça vous parle ? Vous arrive t-il de vous économiser le sentiment ? Préférez-vous éviter vivre une expérience, même positive, par peur de ne pas savoir gérer vos émotions après ?

Vos réflexions, commentaires sont les bienvenus... Vos idées, suggestions, astuces le sont également...

 

Bel été !

Belles lectures !

 

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2020-05-14T05:00:00+02:00

Cerveau gauche / Cerveau droit

Publié par Delphine Basson Psychologue

Une petite vidéo ce matin pour expliquer le mécanisme du cerveau droit et cerveau gauche aux enfants. Une bonne façon de les accompagner et de leur apprendre à gérer leurs émotions.

Les grands aussi... peuvent s'en inspirer...

Méthode utilisée la semaine dernière avec le groupe "Mieux se connaitre pour mieux réussir sa scolarité" : merci de montrer la vidéo à votre enfant.

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2020-05-06T11:57:32+02:00

Lettre à mes ancêtres

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

Suite au Live de dimanche, vous êtes plusieurs à souhaiter travailler sur votre psychogénéalogie.

Vous trouverez un premier document extrait du livre PNL et reconstruction familiale, Katharina STRESIUS, Joachim CASTELLA, Klaus GROCHOWIAK afin que vous puissiez établir votre génosociogramme sur 3 générations, jusqu'à vos arrière-grands-parents. Vous pourrez identifier les éventuels phénomènes redondants en terme de prénoms, métiers, maladies, décès, naissances...

Après avoir fait ce travail d'investigation, qui peut demander un peu de temps, quand même, l'occasion de chercher des infos, d'échanger avec vos aïeuls encore vivants, vous pourrez vous libérer de tous les éventuels poids qui ne vous appartiennent pas, grâce à la lettre aux ancêtres.

Rédigez votre propre lettre adressée à vos ancêtres. Inspirez-vous du modèle ci-dessous et complétez-la des éléments que vous avez découverts lors de votre investigation.

 

 

Retrouvez ici le génosociogramme, document synthétisant tous les symboles de la psychogénéalogie

Vous a-t-on déjà expliqué qu’il est parfois intéressant de travailler sur sa psychogénéalogie. Nous faisons tous partie d’une lignée et nous portons en chacun de nous l’histoire de nos ancêtres de façon consciente et inconsciente. Nous portons ainsi les émotions, les deuils non accomplis, les secrets de famille, les traumatismes. Nous héritons de l’inconscient familial, il est donc parfois utile de se libérer des maux familiaux afin d’éviter la répétition de certains phénomènes, maladies au même âge par exemple.

Je vous invite aujourd’hui à écrire la lettre que vous souhaitez adresser à vos ancêtres en pensant très fort à eux. Ceux que vous avez connus, rencontrés réellement et ceux que vous n’avez pas connus mais dont on vous a parlé. Je vous redonne le texte type à écrire à la main et à compléter en fonction de vos besoins du moment. 

modèle de lettre adressée à vos ancêtres

Une fois votre lettre rédigée et personnalisée, choisissez un endroit "neutre" émotionnellement qui vous appelle (un paysage, un arbre, une forêt, un ruisseau, un cimetière...). Rendez-vous dans ce lieu, relisez votre lettre à haute voix et brûlez-la. Vous verrez c'est une expérience puissante qui ne vous laissera pas indifférent ! Je vous souhaite de la vivre pleinement...

 

***

 

Pour en savoir plus, je vous conseille la lecture des articles qui suivent. Vous y trouverez le pour et le contre !

Pour information, la psychogénéalogie n'est pas une discipline scientifique et l'on constate des dérives dans l'approche et l'accompagnement des personnes. Il me semble utile d'effectuer ce travail pour mieux se connaitre et connaitre son histoire. Toutefois il me semble démesuré de suivre plusieurs séances d'accompagnement sur ce sujet (3 séances me semblent amplement suffisantes !!!)

Une première réflexion personnelle en s'appuyant sur l'arbre et sur la lettre permet une prise de conscience. Tout ceci est un travail individuel intéressant à effectuer dans une démarche de développement personnel dans un premier temps. Sachez que vous pouvez compléter ce travail par quelques séances d'hypnose si vous sentez que le travail que vous avez effectué ne vous a pas suffisamment libéré.

Pour info, pour les curieux, sachez que le texte écrit dans cet article en turquoise est extrait du livre que je suis en train d'écrire...

Delphine

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2020-04-20T18:23:56+02:00

Le live du 19 avril 2020

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

Dimanche, voici les notions que j'ai abordés lors du direct sur facebook :

  •  Communication non violente
  • Se sentir débordé ou procrastiner pendant le confinement .

Retrouvez l'article du blog qui fait référence à la matrice d'Eisenhower, outil qui permet de mieux gérer son temps ici

  • Fleurs de Bach : Holly, Willow, Cherry plum
  • Situations conflictuelles dans le couple

Retrouvez l'article du blog qui aborde le fonctionnement de l'homme et de la femme :Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, retrouvez l'article ici

  • L'hypnose et les ondes cérébrales

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2020-04-16T15:52:06+02:00

Récap du live facebook de dimanche 12 avril

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

Voici le live Facebook de dimanche matin : ici

J'aborde :

  • la gestion des émotions, 
  • le lâcher-prise
  • les valeurs
  • les règles dans l'éducation
  • La prise de recul sur sa vie

Retrouvez en lien ci-dessous les articles du blog qui font références aux valeurs et au livre de Claude Halmos L'autorité parentale.

On se retrouve dimanche prochain, même heure,  11 heures pour un nouveau live.

Envoyez-moi, dès que possible, un message si vous souhaitez participer à la Capsule Zen de samedi prochain et/ou des futures autres capsules des samedis... !!!

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2020-02-08T01:00:00+01:00

"Et si je trouvais enfin ma place !"

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

Voici un livre intéressant, conseillé par une de mes patientes qui reprend toutes les notions que nous abordons en séance. Vous le trouverez à la médiathèque locale sous le code : 1263117 Et si je trouvais enfin ma place ! Barbara Mattison, Editions Eyrolles, 2016.

 

 

Il aborde la communication, la connaissance de soi, l'affirmation de soi, l'attitude positive, la PNL, les conflits, les émotions, moi et les autres...

 

Je vous répète souvent en séance de rester positif et de faire attention à votre langage et à la formulation de vos phrases. Et oui ! Le cerveau n'entend pas ignore la formule négative ! Quand vous dites à votre enfant "Ne court pas"... son cerveau enregistre "Court" !!! Et tous ces enseignants qui ont fait copier des lignes et des lignes à ces enfants "Je ne bavarde pas avec mon voisin..." "Je ne m'agite pas en classe..." J'avoue que lorsque mes enfants rentraient avec ce genre de punition, je ne pouvais m'empêcher , je me sentais obligée, de reformuler la phrase afin que leur cerveau imprime le bon conseil !

C'est le même fonctionnement avec nos pensées. N'oubliez pas, pensez à réfléchir et penser en formule positive pour votre bien et pour avoir une meilleure vision des choses !

Transformer une phrase et une pensée en formule positive aura un réel impact mental.

Cette notion est abordée dans ce livre dans le chapitre "Influencer les autres par son attitude positive". Je vous propose ici l'exercice du livre :

Soyez positif !

Transformez chacune de ces phrases en synonymes positifs.

Exemple : "Tu ne pourrais pas faire plus vite ! " => "Pourrais-tu faire plus vite !"

1. "Ce n'est pas loin."

2. "Il n'y a pas de soucis."

3. "Tu n'aimes pas mon cadeau ?"

4. "N'oublie pas d'apporter ton maillot de bain."

Alors ? Pas si simple, n'est-ce pas ? C'est compliqué, hein ? On a quand même des formules toutes faites, non ? On a quand même des formules toutes faites ! 

C'est toujours un petit jeu pour moi en début de séance quand je vous demande  :

- "Comment allez-vous ?" et que vous me répondez :

-"pas trop mal". J'aime répliquer  : -"pas trop mal, ça donne quoi en formule positive ?"

Alors écoutez-vous parler ! Et n'hésitez pas osez vous reprendre et reformuler vos phrases ! 

Enfin, je ne serais pas mécontente je serais ravie si vous me postez un petit commentaire, une question, un exemple, une réflexion à ce sujet...

 

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2019-11-27T18:53:28+01:00

A lire : L'autorité expliquée aux parents, Claude Halmos

Publié par Delphine Basson Psychologue

 

Voici une petite fiche de lecture, pour que les parents puissent mieux comprendre à quoi sert l'autorité et peut-être leur donner envie de lire le livre de Claude Halmos.

Vous le trouvez à la bibliothèque de Pacy : 155.646 HAL

Bonne lecture !

 

 

halmos.jpgclaude-halmos.jpg

 

 

 

Savoir dire non à ses enfants. Leur mettre des limites. Beaucoup de parents racontent un quotidien gâché par des enfants. « Il faut se battre pour qu’il fasse ses devoirs, qu’il aille se coucher, pour prendre sa douche… C’est usant ! Beaucoup d’enfants arrivent malheureux, incapables de vivre sereinement au milieu des autres dans les lieux sociaux (école, garderie…). Dès la première consultation, on ne constate aucun problème particulier. Alors pourquoi tant de difficultés ? Car ces enfants « normaux » élevés par des parents « normaux » sont du fait d’un manque ou d’une insuffisance d’éducation et d’autorité empêchés de se développer normalement. Ces parents aiment leurs enfants, s’occupent d’eux, sont attentifs mais ils ne leur imposent pas ce qu’ils devraient leur imposer : soit car ils n’en comprennent pas la nécessité, soit car ils cèdent devant les larmes et les protestations de leur enfant.

L’autorité aujourd’hui fait peur car ils s’imaginent qu’elle ne pourrait être que ce qu’elle fut souvent autrefois : un instrument destiné à soumettre l’enfant au pouvoir des adultes susceptibles de porter atteinte à sa liberté, à sa personnalité et à sa créativité. Or une autre autorité existe, elle constitue le point d’appui à leur développement et leur épanouissement.

Françoise Dolto « L’enfant est un être à part entière, c’est un être en construction qui a besoin pour se construire de l’autorité des adultes, des limites qu’ils lui mettent. L’enfant ne peut pas grandir normalement sans éducation et l’éducation suppose l’autorité. »

 

Imposer les règles tout en respectant l’enfant

Il s’agit de lui apprendre, de lui expliquer les règles et de lui imposer de les respecter dans le but qu’il les respecte non par soumission mais parce qu’il en aura compris le sens et l’intérêt. C’est une nouvelle conception que l’éducation d’autrefois où on réclamait de l’enfant de la docilité, une position passive. On attend de lui aujourd’hui une position active : respecter les règles, les comprendre, se les approprier et les faire siennes.

Le respect des règles de vie va à l’encontre du fonctionnement du jeune enfant : faire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut => rapport de forces jusqu’à ce qu’il intègre les règles et son utilité.

Si le parent cède pendant le rapport de forces, l’enfant ne comprend plus rien car on lui dit que la barrière est infranchissable tout en la lui laissant franchir ce qui engendre une perturbation stressante et angoissante chez l’enfant.

Nous ne sommes plus dans la soumission à l’adulte et à son pouvoir mais dans une soumission à la règle qu’enseigne l’adulte. La différence est fondamentale. L’enfant va apprendre que cette règle à laquelle l’adulte lui demande de se soumettre, l’adulte lui-même y est soumis. Ex : frapper les autres, voler… Il y a une égalité face à la règle, face à la loi : cette soumission est constructive car elle suppose quelques frustrations (on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut) mais elle procure des bénéfices essentiels puisqu’elle permet la vie avec les autres.

L’enfant est différent de l’animal. L’animal est programmé par l’instinct et sa construction se résume à celle de son corps. La construction de l’enfant suppose celle de son corps et celle de son psychisme (=acquisition de la pensée, de la parole et de la capacité à se conduire humainement avec ses semblables.) Ce psychisme n’est pas inné dès la naissance, mais acquis au cours de la construction grâce à l’éducation et à l’autorité parentale. Il faut donc oublier l’idée préconçue : « ça se fera tout seul ! »

 

Education = humanisation

Un enfant quand il nait est un être de langage qui fonctionne comme un petit animal : il est entièrement dominé par ses pulsions ; il veut quelque chose, il le prend ; il a envie de frapper, il frappe… Il est habité par des envies qui le poussent à des actes, c’est plus fort que lui. Son seul but est d’obtenir le plus vite possible et par n’importe quel moyen, le plus de plaisir possible (tout ! tout de suite !) L’univers de l’enfant est donc loin de celui de la société civilisée par manque de respect de l’existence de l’autre et celui des règles de vie.

L’éducation met en jeu deux parties : les parents et l’enfant. Elle demande aux deux beaucoup d’efforts.

 

Comment aider l’enfant à y arriver ?

En manifestant de la compréhension et de la compassion : « C’est difficile de se soumettre aux règles de vie ! » C’est une forme de soutien, de reconnaissance de sa souffrance. C’est une façon de lui montrer qu’on l’aime et que ses efforts ne seront pas vains et lui donneront accès à un statut de grand avec de la fierté.

L’enfant est par rapport à tout ça ambivalent. Une partie de lui aimerait bien que ses parents lui cèdent et en même temps il a besoin qu’ils tiennent bon car s’ils cèdent, ils le placent devant un univers sans limites. Cet univers sans limites est la chose la plus angoissante du monde car ces enfants deviennent souvent des adultes qui remplissent leur vie d’interdits. Cette angoisse, on la retrouve d’ailleurs dans certains cauchemars.

 

Les principes de civilisation, d’humanisation :

1-       on peut tout penser, tout dire mais pas tout faire car on tient compte des autres (pas le droit de faire du mal, de les faire souffrir, ni de les tuer, ni de porter atteinte à leurs biens).

2-       On ne peut pas tout avoir, même quand on est une grande personne

3-       La sexualité est soumise à des règles : elle se passe en privé, jamais en public. Elle existe entre partenaires consentants. La masturbation est autorisée dans sa chambre à l’abri des regards.

4-       Pour réussir ce que l’on entreprend, il y a toujours un prix à payer car on ne réussit jamais sans effort : c’est une nécessité imposée par la réalité. Cela suppose de s’entrainer, d’échouer et de recommencer.

 

ë Attention :

  • l’enfant n’est pas un adulte : il n’est donc pas autorisé à faire tout ce que font les adultes
  • l’enfant a une place à part entière dans sa famille mais n’a pas toute la place. Ses parents ne sont pas seulement des parents, ce sont aussi un couple. L’enfant doit respecter leur vie de couple et ne pas s’imposer en se relevant plusieurs fois à l’heure du coucher sans motifs. Il n’a pas sa place non plus dans le lit des parents.

 

Humaniser un enfant est un travail de longue haleine. Les interdits doivent être répétés aux différents âges de l’enfant car il a besoin quand il grandit de les intégrer au nouveau niveau de développement qu’il a atteint.

 

Le rapport au pulsionnel

La prise de conscience progressive du pouvoir qu’il a sur son corps est très importante pour l’enfant. Elle lui permet d’acquérir une conscience de sa responsabilité ce qui est aussi important pour son développement moteur. Or il ne peut l’acquérir que s’il vit dans un univers balisé par des limites. On le constate en consultation quand les petits patients sont qualifiés « d’agités ou d’hyperactifs » par l’école par exemple. Leur agitation peut avoir pour cause une angoisse. Ils ne tiennent pas en place car rien autour d’eux n’est en place. Lorsque, grâce au travail thérapeutique effectué avec l’enfant et le(s) parent(s), la barre est redressée, ils s’apaisent. Cette stabilité leur permet une sécurité intérieure et une confiance en eux dont ils étaient jusque là dépourvus.

 

L’autorité parentale et la sanction

L’autorité parentale n’a de sens que si elle inclut la sanction. La sanction ne doit être une violence, ni une source d’humiliation pour l‘enfant. L’idée de sanction renvoie une majorité de parents à leur propre enfance, au souvenir des punitions injustes voire même sadiques qu’on leur a infligées.

Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises sanctions. La punition correspond à la fois à sa sensibilité, à ce que le parent perçoit chez son enfant, à ce qu’ils viennent de vivre ensemble et aussi au contexte dans lequel s’inscrit l’acte qu’il faut sanctionner.

 

La polémique sur la fessée :

La violence physique n’est pas une méthode d’éducation. La fessée ou la gifle sont souvent pour les parents un aveu d’impuissance. Il ne faut pas les banaliser ni les diaboliser. Quand l’amour et le respect forment le milieu dans lequel baigne l’enfant, il ne prend jamais la gifle ou la fessée qu’il reçoit pour une violence ou une maltraitance.

Gifle ou fessée peuvent être difficiles à éviter car les parents ne sont pas des « super héros », ils ont des limites qui varient selon les individus et selon les moments. Les manifestations de colère, de rejet… par lesquels ses géniteurs signifient à l’enfant que ce qu’il fait ou dit leur est insupportable, font en effet partie des choses qui lui permettent d’appréhender ce qu’est un être vivant. En effet, un être vivant n’est pas une peluche dont on peut faire ce que l’on veut. Un être vivant a des goûts, des dégouts, des désirs différents des siens. L’enfant prend conscience que certaines paroles ou attitudes peuvent faire souffrir son parent. Enfin, il réalise que ses géniteurs qu’il imagine dotés de tous les pouvoirs ne sont pas aussi « tout-puissants » qu’il le croyait.

Enfin, rappelons que l’enfant a besoin d’installer un rapport de forces avec ses parents. Ces affrontements lui sont nécessaires pour vérifier la solidité des limites qui lui ont été mises d’une part et d’autre part car même s’il a globalement accepté les interdits, il essaie toujours à un moment ou un autre de les faire céder et de réaffirmer sa toute puissance.

L’absence d’éducation est une maltraitance. Elle est aujourd’hui en France, la maltraitance la plus problématique et la plus répandue.

 

2 mythes compliquent beaucoup la vie des familles :

-          Le mythe de l’autorité naturelle

-          Le mythe du parent zen

C’est-à-dire les mythes du parent qui en toutes circonstances et quoi qu’il arrive serait capable de rester imperturbable : un tel parent n’existe pas !

En fait, beaucoup de difficultés des parents par rapport à l’autorité viennent de leurs peurs : peur de l’autoritarisme, peur de la tyrannie, peur que l’enfant croit qu’on ne l’aime plus, peur que l’enfant n’aime plus son parent, peur d’embêter constamment l’enfant.

Encore une fois, l’enfant a besoin que l’adulte, en se montrant capable de le freiner, de l’arrêter, lui prouve qu’il est plus fort que lui donc plus fort que le danger qu’il redoute et se révèle ainsi rassurant parce que capable de le protéger. La transgression de la règle permet donc de vérifier la solidité, la fiabilité de l’adulte et sa force susceptible de garantir sa sécurité.


 

 

Les petites transgressions du quotidien

Enfin, attention à l’accumulation de petites transgressions, en apparence mineures, mais qui en fait, si l’on y regarde de près, renvoient toutes à des règles importantes :

-          L’enfant va dans le lit des parents (se positionne en adulte)

-          L’enfant ne va jamais se coucher à l’heure ou il faut lui répéter 10 fois

-          L’enfant ne vient pas à table ou on doit aller le chercher

-          L’enfant ne fait jamais vraiment ce qu’on lui dit ou ne le fait jamais au moment où on lui demande

-          L’enfant agresse sans bruit ses frères et sœurs (pince, mord, s’empare de leurs biens…)

-          L’enfant entre sans frapper dans la salle de bains quand ses parents y sont.

 

 

 

 

  Retrouvez le livre sur Amazon.fr

 

 

 

 

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2019-10-21T18:00:48+02:00

Un été sans toi

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

 

C'est les vacances... Voici le bouquin que je viens de finir !!! Ça peut peut-être vous donner des idées... 

Un été sans toi de Karen Swan

Ro décide de sortir de sa zone de confort quand son amoureux lui annonce qu'il part 6 mois au Cambodge pour un trek. Elle quitte l'Angleterre pour les Etats-Unis pour tenter de "survivre" à cette "pause".

Nous évoluons avec elle dans cette nouvelle vie, à la découverte de nouveaux repères, de nouvelles rencontres, de nouvelles habitudes. Certains passages sont touchants, on se laisse porter par l'histoire et ses rebondissements. 

Un pavé de 600 pages agréable à lire.

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2019-09-28T08:02:20+02:00

Quelqu'un à qui parler

Publié par Les Ti bonheurs de Delph

Voici un livre sympa que j'ai lu cet été ! 

 

 

 

 

 

 

 

Cyril Massarotto nous invite ici à arrêter le temps et à se remémorer nos rêves et nos plaisirs d'enfant pour réussir notre vie actuelle et percevoir si elle a du sens ou si nous nous sommes perdus en chemin.

 

 

 

 

 

L'occasion de se poser quelques questions :

Quel enfant étais-je à 10 ans ? Timide ? Espiègle ? Aventurier ? Gai ? Peureux ?

Et quel adulte suis-je devenu aujourd'hui ? 

Comment ai-je évolué ? Qui suis-je devenu ? 

Suis-je resté fidèle à mes souhaits, envies et rêves d'enfant ?

Réveillez votre enfant intérieur et percevez s'il serait fier de vous ou déçu ! Posez-vous les bonnes questions et réajustez si besoin pour reprendre le bon chemin qui mène tout droit vers le bonheur !

Quelqu'un à qui parler

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