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2018-04-01T15:12:00+02:00

Débat psycho : Le harcèlement à l'école

Publié par Delphine Basson Psychologue
Débat psycho : Le harcèlement à l'école

Débat Psycho

L'idée, en vous ouvrant un espace sur le blog, est d'aborder un thème et d'échanger entre vous pour mieux comprendre une problématique.

Un peu comme un groupe de parole anonyme, chacun pourra s'exprimer librement grâce aux commentaires que vous rédigerez dans la rubrique "Voir les commentaires" sous l'article.

 

Attention : le site vous demandera votre nom visible ensuite sur le blog. Prenez un pseudo si c'est plus facile pour vous. Le mail demandé ne sera pas visible mais me permettra de "bloquer" les personnes non sérieuses.

 

Le "Débat psycho" deviendra intéressant s'il est intéractif.

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commentaires

Emilie 28/05/2018 22:35

Delphine m'a proposé il y a maintenant plusieurs semaines de "déposer" un commentaire, de témoigner, mais j'avais besoin d'un peu de temps et peut être de me dire qu'enfin la situation évoluait.
Ma fille âgée de 13 ans, scolarisée en 4ème a été victime de harcèlement. difficile de se le dire comme ça et constat souvent dénigré. On le sait bien le collège est une période difficile, surtout l'année de 4ème, les collégiens ne sont pas tendre entre eux, tous ces parents qui crient au harcèlement pour des broutilles d'histoires d'enfants...
Et finalement la question est là... où commence le harcèlement... et où finissent les histoires d'enfants. Cela a été une première question importante à résoudre pour nous. Car nous avons de la chance dans une famille de bavards, la fille ainée l'est. Dans une famille où on se raconte notre journée, nos kifs du jour, où l'on parle de ce que l'on ressent, ma fille nous a dès les premiers faits partagé la situation. Mais finalement est ce des histoires d'enfants? de la susceptibilité d'ado? de la jalousie? Et non car les faits se répètent. Elle finit régulièrement dans le bureau de l'infirmière en pleurs ou avec la CPE qui se mobilise aussi beaucoup. Le professeur principal également intervient. Les parents sont convoqués, certains viennent d'autres pas. Mais les choses ne changent pas. Où plutôt si elles évoluent car la situation se crispent encore plus. Entre ceux qui ignorent la situation bien contents de ne pas être la cible du petit groupe de demoiselles et ceux qui veulent être appréciés par les demoiselles en question et qui bousculent, qui se moquent. Finalement plus personne de la classe ne parle à ma fille à part pour l'embêter. Le summum sera lorsqu'une des jeunes filles lui conseille "d'aller se suicider sans en parler à personne". Heureusement ma fille m'en a parlé et elle m'a dit que mourir pourrait être la solution pour être tranquille.
au départ, j'ai laissé le collège gérer et il y avait une vraie prise en compte de la situation. mais rapidement ça a bloqué. La CPE me disait qu'il fait une intervention plus haut... mais plus haut on n'avait pas pris la mesure de la situation, je pense. Car on est sur des histoires d'enfants...
Alors j'ai fait une main courante et Delphine m'a parlé du GAPASE lors d'un groupe PNL, Brigitte également m'a été d'un grand soutien. A force de mails, de mails et de mails, le principal a enfin mis en place des actions. Il a rencontré des protagonistes, nous a rencontré et à 4 semaines et demi de la fin de l'année, il a enfin changé ma fille de classe. Ca a été long et laborieux. Il n'a fallu à aucun moment baisser les bras et surtout rester hyper à l'écoute de ma fille sans la maintenir dans cette situation. Mais le premier soir où elle est rentré de sa journée dans sa nouvelle classe, elle m'a dit je n'ai pas passé une telle journée depuis des mois, les gens m'ont parlé, on a ri, ils ont été gentils... C'est fou comme le bonheur tient à peu de choses.ça fait aujourd'hui le troisième jour qu'elle est dans sa nouvelle et elle va bien mieux.
Le principal du collège a dit que "peut être" "le collège" n'avait pas traité la situation comme il aurait fallu à un moment.
Je pense que ce genre de situations reste compliqué à évoluer, à diagnostiquer mais qu'il est essentiel pour les professionnels d'être plus à l'écoute et de prendre en compte le soutien qui peut être apporté. J'ai du alerté le rectorat, le GAPASE et l'inspection académique. Et je sais que c'est ce qui finalement a fait bouger les choses.
Un peu naïvement je me disais que mes enfants ne pouvaient pas être touchés par ce phénomène. Je pensais les avoir préparer à vivre et à dépasser ce genre de situation.
Aujourd'hui j'espère sincèrement que le principal va s'emparer de cette situation pour proposer des actions de préventions, car je sais de source sure qu'il en existe de grandes qualité.

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